Jean-Christophe Breuil. Son nom ne vous dit peut-être rien mais cet homme a été aux commandes du poids lourd du jouet français Smoby pendant des années, jusqu'à sa chute en 2007/2008.
Petit-fils du fondateur de l'entreprise Smoby (qui porte ce nom depuis 1978, après s’être appelée initialement Moquin-Breuil) basée dans le Jura, il prend les commandes du groupe au début des années 90, menant une vaste politique de rachats de fabricants de jouets (notamment Lardy, Monneret, Juguetes Pico, Majorette, Solido ou encore Berchet).
Cette politique va plomber les caisses de ce qui deviendra au fil des acquisitions le groupe Smoby Majorette Berchet, qui finira par sombrer en 2007/2008 pour être vendu en morceaux par la suite.
Mais, au delà de cette gestion ratée, c'est dans le cadre d’une affaire d’abus de biens sociaux et de blanchiment qu'a été poursuivit l'ancien PDG Jean-Christophe Breuil (ainsi que six autres personnes).
Et c'est au terme d'une enquête interminable que la condamnation pénale, prononcée par le tribunal correctionnel de Nancy, est tombée : quatre ans de prison (dont six mois ferme) et confiscation de 2,5 millions d'euros. Prochaine étape le 17 mars 2020, date à laquelle le même tribunal devra trancher sur le préjudice civil, les parties civiles réclament près de 50 millions d’euros de réparation.