Après Toys R Us il y a quelques mois à peine, c'est au tour du groupe familial français Ludendo (appartenant à la famille Grunberg), propriétaire notamment de La Grande Récré, de se retrouver en grande difficulté.
Le groupe, qui n'avait cessé de croitre lors de la précédente décennie (au prix de nombreux et de coûteux rachats), se trouve en effet - après un Noël 2017 décevant - en redressement judiciaire... http://www.lefigaro.fr/societes/2018/03/05/20005-20180305ARTFIG00170-la-grande-recre-en-route-vers-le-redressement-judiciaire.php
Le coup de sifflet vient cette fois-ci des banques, qui n'ont plus vraiment l'air d'y croire. La "faute" à la concurrence féroce d'Internet (e-commerce auquel le groupe Ludendo s'est mis sur le tard, notamment en 2013 via le rachat d'Avenue des Jeux) et au marché du jouet qui est plutôt dans une phase de marasme depuis ces dernières années. Les économistes y voient au moins deux causes: une baisse de la natalité et un engouement toujours plus important pour les produits électroniques (tablettes, smartphones, consoles, etc...).
http://www.rtl.fr/actu/conso/la-grande-recre-en-difficulte-alors-qu-amazon-triomphe-7792458481
S'il y a quelques années on parlait du phénomène KGOY (kids getting older younger = les enfants grandissent de plus en plus tôt) pour décrir les enfants qui passaient des jouets aux jeux vidéos, on est passé à une phase supérieure désormais puisque les enfants commencent parfois dès leur plus jeune âge à jouer sur les écrans...et ne les lâchent plus ou presque une fois qu'ils y ont goûté.
Les raisons qui ont conduit aux difficultés de Ludendo ne risquant pas de changer, on comprend aussi pourquoi les banques ne veuillent plus suivre une cause qui semble - de l’extérieur en tout cas - un peu perdue. De quoi nourrir l'inquiétude des quelques 2 500 personnes qui travaillent au sein de ce groupe, mais aussi de toute la filière du jouet en général (fournisseurs, concurrents, etc..).