C'est sans doute l'un des objets dont on entend le plus parler en ce printemps 2017: le hand spinner. Et pourtant, quand on y regarde de plus près, difficile d'imaginer qu'un tel objet - aussi intéressant soit-il - ait autant de succès (bon après, ça reste pour le moment un phénomène de mode, qui ne durera peut-être pas plus longtemps que les bracelets-élastiques ou les toupies Beyblade).
Ce jouet (puisque c'en est un) est né de l'imagination d'une américaine: Catherine Hettinger. La légende dit que c'est suite à des problèmes de santé qu'elle a crée l'objet. Mais si un brevet est déposé en 1997, il lui manque 400 dollars pour renouveler celui-ci en 2005 et le brevet tombe alors dans le domaine public...
Apparemment, un certain nombre de jouets plus ou moins similaires sont déjà utilisés depuis des années dans le domaine médical afin de soigner notamment certains troubles liés à l'autisme et à l’hyperactivité.
Car c'est bien l'une des originalités du hand spinner (aussi appelé fidget spinner): à première vue il ne sert...à rien. Enfin pas tout à fait à rien puisqu'il "occupe" les mains de ceux qui l'utilisent, permettant pour certains d'entre eux d’améliorer leur concentration et/ou d'évacuer leur stress.
Vingt ans donc après le dépôt du premier brevet, le hand spinner devient ainsi un immense phénomène de mode tant du côté des enfants que des adultes: démonstrations de figures sur Internet, utilisation pour faire de la musique, décapsulage des bières, tout y passe ou presque pour cette petite toupie montée sur roulement à billes.
En quelques semaines, c'est plus d'un million d’euros de chiffre d'affaire qui a été généré par la vente de ce jouet, rien qu'en France selon le panéliste du jouet NPD:
Rendez-vous dans quelques mois pour voir si le phénomène perdure! ;)